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Hier soir, c'était la soirée Ken Dryden. Et là dessus nous nous devons de lever notre chapeau à l'organisation du Club de Hockey Canadien, qui a réussi à faire un hommage, classique, mais vraiment passionnant à l'ancien gardien du Canadien. En fait, en reprenant la phrase de La Presse, je trouve très juste de balancer que ce fût une fête à l'image de Dryden. On a pu apercevoir de superbes montages sur la carrière de Dryden, notamment lors des fameux matchs face aux Big Bad Bruins, ainsi que des images et autres photos sur le fêté.
De son côté, Dryden a été égal à lui-même, pas flamboyant, mais sobre, humble et d'une grande classe. Il a tenu à inviter bien évidemment sa famille, pour partager avec eux l'honneur de voir son chandail retiré, mais aussi Tretiak, ancien adversaire lors des affrontements Canada-Armée Rouge, qui a tenu un discours surprenant, louageant solidement la Ville de Montréal comme une ville de hockey, et tout cela en Français ! Dans son discours, Ken D a n'a cessé de vanter ses ex coéquipiers, soit les Lemaire, Savard, et n'a pas tenu à l'écart les "plombiers", ou du moins les joueurs plus de soutient, comme Yvon Lambert ou Mario Tremblay. Il a aussi fait part de son attachement à la Ville de Montréal, où il a fondé construit et vécu ses moments en choisissant MTL comme sa ville, ajoutant qu'il y a découvert, entres autres, la tourtière, les coquilles Saint-Jacques, Shwartz ou Dillalo. Bref, une cérémonie qui ne nous a pas paru de trop, et pas trop longue non plus, force au fait que c'était de bon goût. Chapeau, Dryden !
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Tournons-nous vers le match, maintenant. Le Canadien avait un gros affrontement, hier soir, contre les Sénateurs de Ottawa, les même qui nous avaient planté l'autre jour 7 ou 8 à 2, à partir de 5 on a arrêté de compter. Expérience qui pouvait mettre un peu le doute dans les têtes des joueurs de la Flanelle...
Le début de match propose un face à face non équilibré, les joueurs du Canadien, après une action litigieuse en territoire défensif du Canadien, où Koivu se débarrasse mollement de la rondelle, ce qui permet à Phillips d'ajuster un tir suffisant pour donner les devants aux siens. Le CH reprend un peu du poil de la bête, et finissent une premièe période tirant de l'arrière 1-0, mais ayant prouvé qu'ils étaient tout à fait dans le match.
Le deuxième acte est beaucoup plus intéressant et on peut voir une équipe du Canadien qui continue sur la lancée de sa fin de 1ere, et prend des lancers. Cependant, ça ne veut toujours pas rentrer ! Kovalev se rate à plusieurs reprises. Le Tricolore jouit alors d'un avantage numérique. Le Canadien prend les initiatives, et Kovalev retente sa chance. Son tir est stoppé par Emery, mais donne un retour immanquable pour Koivu, qui se rate à son tour. Ryder poursuit l'action, remet à Souray, qui a connu un piètre match défensivement, dirige un boulet de canon dans les filets du gardien d'Ottawa. Le CH est parti !
Quelques instants plus tard, Markov y va d'une superbe bombe à Streit qui se retrouve tout seul devant le gardien, et qui marque, d'une superbe feinte. 2-1 Montréal. C'est là que l'on peut voir l'utilité d'un joueur comme le Suisse. Solide à la pointe en avantage numérique, il l'est tout autant devant le but et dans les coins de la patinoire.
Encore quelques instants plus tard, Plekanec récidive, en retirant la rondelle aux Sens à la ligne bleue montréalaise, et partant vers le but, gagnant sa course, et du coup trompant Emery d'un superbe revers dans le haut du filet. Le match a changé de route en 3-4 minutes.
La troisième période ne prend pas le même chemin, s'annonçant plus terne, plus défensive. Le Tricolore est solide, malgré quelques instabilitées en défensive. Mais la chose dont on se souviendra le plus, c'est Spezza qui passe une tasse de café à Souray, avant de se faire fruster par un Aebischer des grands jours, déplacement latéral convaincant, juste en haut de la bannière retiré, en l'honneur de Ken Dryden.
Publié par Bawai à 20:48:46 dans Canadien de Montréal | Commentaires (2) | Permaliens
Oui, Lorne Gump Worsley est mort, dans le courant de la semaine dernière. Et ce même pendant le match du Canadien contre les Leafs, non au Maple Leafs Garden qu'il connait tant, mais bien au Centre Air Canada. Pourtant, lui n'est pas décédé là-bas, mais bien dans sa résidence à Beloeil, sur la Rive-Sud de Montréal, à l'âge de 77 ans.
Worsley était le gardien des années 60. Sachant que chaque grand gardien à Montréal se voit attribuer une décennie, pour Worsley, elle a été choisie un peu à l'image de sa carrière : efficace, mais discrete. Qui ne se souvient pas des années 50 de Plante, de la décennie de Dryden dans les années 70, et de l'arrivée de Patrick Roy devant le filet du Tricolore en 1986, ce qui lui valu le titre de cerbère des années 80, voir 90. Pourtant, Gump a marqué le Canadien de son emprunte, mais n'a jamais été autant reconnu que ses pères. Le défunt a tout de même remporté 4 Coupes Stanley en 5 ans avec le CH. Cependant, on sait que le Gumper pouvait notamment compter sur Jacques Laperrière, afin de lui donner une meilleure protection, ce qui n'est pas négligeable. Il parait aussi que Lorne Worsley redoutait spécialement les lancers de Bobby Hull, lors des matchs à Chicago. Y'a de quoi !
Publié par Bawai à 16:19:06 dans Histoire du Hockey | Commentaires (1) | Permaliens
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